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auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

Actualité

Immobilier : l'éclaircie avant la tempête ?

Le 12 décembre 2011

Après une période favorable, des doutes pèsent désormais sur l'évolution du secteur immobilier dans les Alpes Maritimes

L’analyse du marché immobilier en cette fin d'année 2011 laisse apparaître une situation

tout à fait paradoxale.

D’un côté, la lecture des chiffres nous inciterait à développer un discours plutôt rassurant :

 Des mises en vente et des ventes de logements neufs en progression significative sur

l’ensemble des agglomérations,

 Un marché de l’ancien stable, voire en évolution positive, notamment dans les agglomérations

antiboise, niçoise, et surtout cannoise,

 Des prix de vente relativement maîtrisés dans le neuf comme dans la revente.

D’un autre côté, les récentes annonces gouvernementales nous pousseraient à observer la

plus grande prudence à court et moyen termes sur l’évolution de notre secteur.

Parmi les dispositifs qui impacteront directement et très négativement la construction, nous

pouvons citer :

 La disparition de l’avantage Scellier à la fin de l’année 2012, dispositif à l’origine de

60% des ventes immobilières neuves dans notre département au cours de ces dernières

années,

 La fin, dès février 2012, de l’exonération totale des plus values immobilières des résidences

locatives et secondaires au bout de 15 ans de détention, avec un risque de

fort ralentissement du marché de la revente, et par voie de conséquence, une chute

prévisible du volume des travaux de rénovation du bâtiment,

 La nouvelle réduction de 20 % du crédit d’impôt «Développement Durable » qui porte

un nouveau coup aux entreprises du bâtiment qui ont investi et qui se sont spécialisées

dans les activités liées aux économies d’énergie.

 Enfin, dans une moindre mesure, le relèvement à 7 % du taux réduit de TVA pour les

travaux de rénovation et d’entretien, décision qui, une nouvelle fois, tend à accroître la

concurrence déloyale exercée par les auto-entrepreneurs, positionnés sur le marché

de nos entreprises artisanales.

Face à ces mesures pour le moins perturbantes, l’avenir de notre secteur est clairement

menacé.

Il est temps que nos gouvernants se rendent compte que le rééquilibrage des comptes publics,

objectif au demeurant parfaitement légitime, ne pourra être réalisé au détriment de

l’activité économique du BTP, créatrice de richesse et d’emplois à la fois pérennes et non

délocalisables.